• Arts et culture,

“L’illusion comique” en miroir

Publié le 25 mars 2026 Mis à jour le 26 mars 2026
le 31 mars 2026
18h30 > 22h
Université Toulouse - Jean Jaurès
La Scène de La Fabrique

Étudiant·es ayant suivi des ateliers de pratique artistique du CIAM
RESTITUTIONS D'ATELIERS | THÉÂTRE | BD
Mardi 31 mars à la Scène de La Fabrique

Un texte classique : trois interprétations artistiques originales !

Le CIAM vous invite à découvrir l’Illusion comique de Pierre Corneille à travers des regards multiples.  Fondée sur le jeu entre illusion et réalité, cette oeuvre devient un terrain d’expérimentation artistique. Trois groupes d’étudiant·s se sont emparés du texte pour en proposer des interprétations originales. Chacun explore une manière différente de raconter et de représenter cette histoire : bande dessinée, art de rue et théâtre. Trois formes, trois langages, mais une même œuvre revisitée ! Chaque interprétation éclaire le texte sous un angle nouveau.

L’illusion comics par les étudiant·es de l’atelier de bande dessinée, encadré par Noémie Weber et Diego Martin Fernandez : Un magazine sur le modèle du célèbre “Pif Gadget” vous sera distribué en début de soirée. Les étudiant·es de l’atelier de bande dessinée font résonné “L’illusion comique” en images !

Matière illusion par les étudiant·es de l’atelier de théâtre “En miroir” encadré par Lise Avignon de la Cie Cristal Palace : Un fils refuse la vie telle qu'elle lui est imposée, le c'est comme ça énoncé par un père et disparaît. On découvrira à la fin que c'est au théâtre qu'était sa place et son refuge. Dansons ! Dansons ! Sinon nous sommes perdu-es. Plus proches de nous, les mots de Pina Bausch sonnent comme un écho à la proposition de Corneille. C’est un appel, un cri, une résolution comme celles qui nous viennent parfois dans l’enfance : défendons nos parts d’imaginaire, toutes griffes dehors. Voilà notre fil. La forme théâtrale qui s’est inventée est une rêverie construite par surimpressions : on y trouve des acteurs sans personnages ; une bande de jeunes gens jouant à jouer ; des citoyens inquiets face aux désastres humains, politiques et écologiques en cours.

L’illusion comique par les étudiant·es de l’atelier de théâtre “En miroir” encadré par Maïa Ricaud et Régis Lux de la Cie Les Chiennes nationales : Il y a environ 4 siècles cet auteur au nom d'oiseau écrivait cette pièce. Que me raconte-t-elle aujourd'hui ? Et comment aborder cette langue ancienne et versifiée, parfois opaque, intimidante ? En s'inspirant des méthodes de l'arpentage (expliquer en une courte phrase) les étudiant•es se sont accaparé le texte, l' ont trituré, ont improvisé dessus, et il est apparu très tôt que le patriarcat devait être le sujet de notre travail, de nos répétitions. Le patriarcat est une fabrication, peut-être même une illusion comique. Reste à savoir quand et comment nous en sortirons.

Images : Lise Avignon et Edward Hopper : Two comedians