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“L’illusion comique” en miroir
La Scène de La Fabrique
Par les participant·es aux ateliers de Noémie Weber et Diego Martin Fernandez, de la Cie Cristal Palace et de la Cie Les Chiennes nationales
ARTS DE LA RUE | THÉÂTRE | BD | RESTITUTION D'ATELIERS
Mardi 31 mars à partir de 18h30 à la Scène de La Fabrique
Un texte classique : trois interprétations artistiques originales ! Fondée sur le jeu entre illusion et réalité, cette oeuvre devient un terrain d’expérimentation artistique. Trois groupes d’étudiant·es se sont emparés du texte pour en proposer des interprétations originales. Chacun explore une manière différente de raconter et de représenter cette histoire. Trois formes, trois langages, mais une même œuvre revisitée !
Le CIAM vous invite à découvrir l’Illusion comique de Pierre Corneille à travers des regards multiples :
L’illusion comics par les étudiant·es de l’atelier de bande dessinée, encadré par Noémie Weber et Diego Martin Fernandez : Un magazine sur le modèle du célèbre “Pif Gadget” vous sera distribué en début de soirée. Les étudiant·es de l’atelier de bande dessinée font résonner “L’illusion comique” en images !
Matière illusion par les étudiant·es de l’atelier de théâtre “En miroir” encadré par Lise Avignon de la Cie Cristal Palace : Un fils refuse la vie telle qu'elle lui est imposée, le c'est comme ça énoncé par un père et disparaît. On découvrira à la fin que c'est au théâtre qu'était sa place et son refuge. Dansons ! Dansons ! Sinon nous sommes perdu-es. Plus proches de nous, les mots de Pina Bausch sonnent comme un écho à la proposition de Corneille. C’est un appel, un cri, une résolution comme celles qui nous viennent parfois dans l’enfance : défendons nos parts d’imaginaire, toutes griffes dehors. Voilà notre fil. La forme théâtrale qui s’est inventée est une rêverie construite par surimpressions : on y trouve des acteurs sans personnages ; une bande de jeunes gens jouant à jouer ; des citoyens inquiets face aux désastres humains, politiques et écologiques en cours.
L’illusion comique par les étudiant·es de l’atelier de théâtre “En miroir” encadré par Maïa Ricaud et Régis Lux de la Cie Les Chiennes nationales : Il y a environ 4 siècles cet auteur au nom d'oiseau écrivait cette pièce. Que me raconte-t-elle aujourd'hui ? Et comment aborder cette langue ancienne et versifiée, parfois opaque, intimidante ? En s'inspirant des méthodes de l'arpentage*, les étudiant•es se sont accaparé le texte, l' ont trituré, ont improvisé dessus, et il est apparu très tôt que le patriarcat devait être le sujet de notre travail, de nos répétitions. Le patriarcat est une fabrication, peut-être même une illusion comique. Reste à savoir quand et comment nous en sortirons.
* L'arpentage est une proposition d’exploration, par un groupe de personnes, de documents qu’il est souvent difficile d’aborder seul, sans clés de lecture. Il permet la découverte et l’appropriation critique dudit document par un groupe qui s’en répartit la lecture. Ainsi, chaque lecture, partielle, s’enrichit des autres, et donne lieu à une discussion et à la création d’un savoir commun.
Images : Lise Avignon et Edward Hopper : Two comedians